Bon ben mes chers amis, je crois décidément que je me sens à l'étroit sur deux vers. Je ne voulais pas avoir les yeux plus gros que le ventre et privilégier la régularité (franc succès en janvier :| ) mais "ça enchaîne" tout seul derechef (et j'en suis un peu rassurée, au fond), alors je crois qu'il va falloir que j'aborde ça un peu différemment. Bref, attendez-vous à des tentatives brouillonnes en mars.
« Qu'est-ce que Rien? C'est Rien. Rien est immense, incommensurable, et s'étend au-delà de toutes choses. Rien est immuable et indivisible. On ne saurait l'augmenter ni le diminuer. Ajoutez Rien à Rien, cela fait toujours Rien. Otez Rien de Rien, il reste toujours Rien. »
Ne dites plus : "C'est incompréhensible./ Ça ne veut strictement rien dire./ Lae traducteurice parle-t-iel français ?/ D'où sort cette traduction ?/ Faites plutôt appel à l'IA, à ce stade. (Eh oui 😵 !)"
Dites : "Le sens n'est pas limpide./ Ce passage est un peu confus/obscur. / Je ne suis pas sûr·e de comprendre. / Cela ne semble pas très logique."
(Je n'ai jamais dû autant me faire violence pour rester à peu près diplomate.)
Bon, les premières lectures de l'année sont passées, j'en ai commencé tout un tas d'autres 😍
Dernier en date, tout juste démarré hier, le dernier Céline Minard, "Tovaangar". Elle me surprend vraiment à chaque fois. Pour l'instant, j'ai la très agréable impression de lire une sorte de conte presque magique, en tout cas vraiment enchanteur. Je m'attendais à plus "sévère".
Citations la semaine prochaine, et j'en parlerai peut-être un peu plus. #VendrediLecture
Une soirée sous le signe du Quidam – et, surtout, de S. Vanderhaeghe. Avec de la musique en prime. Et chez Charybde, ce qui est quand même l'idéal pour parler de littérature (et autre) avec des gens intéressants. Que demander de plus 💜 ?
J'ai assez tôt (pour ici) connu le deuil (20 ans) et refusé la consolation ou d'essayer de trouver tolérable ce que ne l'est pas (pas forcément n'importe quelle mort, mais certaines, "jeunes" notamment), plus encore de "faire le deuil" – je déteste cette expression, ce qu'elle implique de solution qui n'en est pas une, qui nie quelque chose de très vif.
C'est personnel, bien sûr. Et pourtant, quand on voit l'indifférence aux massacres, aux génocides, tolérés, n'est-ce vraiment rien d'autre ?
@Kat
@AnnaLion
C'est toi le mieux placé pour le savoir.
Et ma gourmandise me fait voir la prédation en concurrence avec l'amour dévorant et bien d'autres choses – tant que le festin est partagé.
Ah ben tiens, justement en écho à une conversation parallèle :
«Il arrive toujours un moment où le plus horrible des cadavres exhumés du plus sordide des placards n'est plus qu'une momie qui sent bon la Fleur séchée et vous rappelle votre jeunesse.»
C.Dufour, "Le Goût de l'immortalité".
@Kat Ce qui semble assez logique puisqu'il ne comprend pas ce qu'il lit. Et au fond, c'est loin d'être un hasard si nos grands manitous on décidé qu'on pouvait nommer intelligence un truc qui s'en passe. On a beau dire, ça fait longtemps que le projet d'éducation des masses, c'est la répétition stupide (aka propagande).
@Kat
Bon, à part toutes ces bêtises et en guise de soupçon d'espoir pour éviter la pendaison, une cliente voulait à tout prix essayer l'IA pour nous économiser une part de réécriture. J'ai fait part de mon scepticisme sans insister (je connais son niveau d'exigence) et, oh surprise, après avoir essayé, elle a estimé que la qualité du résultat était insuffisante.
À mettre en avertissement de n'importe quel livre de développement personnel et assimilé :
« La véritable conscience, c'est le chaos, une commotion mentale grise, sans prémisses ni conclusions ni problèmes ni solutions ni procès ni jugements. »
Samuel Beckett forever <3 (il note trois lignes au-dessus qu'écrire un poème est la seule chose qui vale d'être faite et chante les louanges de l'accidia).
@Kat
@AnnaLion Ah parce que c'est notre modèle de société ? J'avais l'impression que c'était juste son faux nez pour "structure familiale formant aux rapports de force sociaux" (et on s'étonne que ça marche pas).
La lumière perce les nuages, baigne la chambre, le lit
– clarté vive et froide
Elle se déverse comme on s’abat, fige l’ombre et le geste
– en drapé roide.