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Josh O'Connor : “La vérité, c’est que j’ai déjà atteint mon rêve, je l’ai même dépassé”

Il fut le Prince Charles trentenaire de The Crown, le tennisman sexy de Challengers, et une belle promesse pour l’industrie du cinéma. Avec pas moins de quatre films dans l’actualité, dont le troisième épisode d’À couteaux tirés, Josh O’Connor s’apprête aujourd’hui à devenir une superstar. Il ne rêve pourtant que d’une chose : cultiver tranquillement son jardin, loin du monde. GQ est parti à sa rencontre, au beau milieu de la campagne anglaise.
Josh O'Connor   interview avec la nouvelle star britannique
Ensemble, Martine Rose.© GQ

Été 2024 : Challengers vient de sortir dans les salles du monde entier. Le public international découvre une nouvelle star de cinéma et Josh O’Connor, lui, fait son nid dans un petit village des Cotswolds, région du sud-ouest anglais située environ à deux heures de Londres, loin de la foule et du tumulte. Il préfère désormais qu’on n’en révèle pas la situation géographique. La dernière fois qu’il l’a évoquée dans une interview, sa boîte aux lettres s’est mise à déborder de courrier. Dans l’un de ses rares moments d’accalmie entre deux tournées presse, l’acteur cultive son jardin. Il tond la pelouse, devenue un champ de paille sous le soleil. Il taille les rosiers, dont les branches ont envahi l’allée de gravier jusqu’à la porte principale. Il s’agenouille pour arracher les mauvaises herbes à mains nues et avec son frère, il creuse une mare devant l’entrée de la maison.

Comment a-t-il fait, au juste ? “On a creusé un putain de trou”, précise Josh, qui en cette mi-août se tient devant le bassin, ses doigts courant sur ses lèvres tandis qu’il surveille fièrement le travail accompli. Les deux compères ont installé une base imperméable, puis ont rempli le tout avec de l’eau du robinet. Ensuite, ils ont utilisé du gazon pour le contour et ont planté quelques buissons pour faire un peu d’ombre. Un an plus tard, la mare est parsemée de mousse et de nénuphars. “On dirait qu’elle a toujours été là”, remarque-t-il – et on ne saurait lui donner tort. Quand il vient ici (moins souvent qu’il ne le souhaiterait), il aime prendre son thé devant l’étang et contempler la nature parachever son œuvre : les libellules qui frôlent la surface de l’eau, les grenouilles qui bondissent et rebondissent çà et là. “J’ai découvert que les grenouilles savent détecter la présence de l’eau. Je ne le savais pas”, confesse-t-il.

Un peu plus tôt dans la journée, Josh O’Connor nous a récupérés devant la gare – en tout et pour tout : deux plateformes et des rails – dans sa Volvo verte. Nous nous sommes enfoncés, via les routes sinueuses, dans le paysage de collines qui défilait, émaillé de pubs et de boutiques, au gré des rues dont les passants saluent quiconque passe à leur hauteur, avant de parvenir à la fameuse maison, un cottage en pierre qui ressemble à s’y méprendre à l’arrière d’une vieille église – en réalité l’ancienne résidence du personnel qui travaillait dans l’imposante demeure voisine. Dans la voiture, le comédien s’enthousiasme sur la région comme un guide touristique qui tourne aux pourboires.

Josh O’Connor a grandi dans la région. Sa famille vit non loin de là, et la plupart de ses camarades de classe d’alors “traînent toujours dans le coin”, mais sa présence ici s’enracine dans quelque chose de plus profond. “J’essayais d’expliquer ça à un ami récemment, dit-il. Ce n’est pas juste agréable, c’est essentiel… Je ressens vraiment le besoin d’être au calme, loin de tout. Avoir la paix…”