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Mausolée : dignité, respect et danse en hommage aux victimes de la pandémie

Toutes les fins de semaine jusqu’au 7 septembre, « Mausolée », projet de la compagnie Le fils d'Adrien danse, transforme le Domaine Cataraqui en un lieu vivant de mémoire collective.

Photo : Radio-Canada / Alicia Rochevrier

La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

« Riche », « profond », « touchant »… Autant de qualificatifs qui résonnaient samedi chez les spectateurs des premières représentations de Mausolée, projet de la compagnie Le fils d'Adrien danse, qui transforme le Domaine Cataraqui en un lieu vivant de mémoire collective. Toutes les fins de semaine jusqu’au 7 septembre, cette installation fusionne la danse, le deuil et l'espace public pour rendre hommage aux personnes disparues pendant la pandémie.

Pour certains, la pandémie est perçue comme un lointain souvenir. Mais pour d'autres, elle ravive toujours de vives émotions. Avec Mausolée, on souhaite offrir des pistes de sens à ces épreuves humaines largement invisibilisées malgré l’ampleur des conséquences sur des milliers de personnes.

Toutes les fins de semaines jusqu’au 7 septembre, «Mausolée», projet de la compagnie Le Fils d'Adrien danse, transforme le Domaine Cataraqui en un lieu vivant de mémoire collective.

Le spectacle « Mausolée » est présenté au Domaine Cataraqui les fins de semaine.

Photo : Radio-Canada / Alicia Rochevrier

Ça résume bien ce que les gens ont pu vivre, souffle Nicole Pedneault, qui a assisté samedi matin à la première prestation dansée. De ne pas pouvoir accompagner les personnes qu’ils aimaient dans leurs derniers moments. C’est très, très, très, très, très, très beau.

Aux yeux de Mme Pedneault, qui admet avoir versé quelques larmes, ce qui ressort le plus du spectacle, c’est le respect et la dignité pour les personnes disparues. Le respect de l’humain, ça manque beaucoup.

Toutes les fins de semaines jusqu’au 7 septembre, «Mausolée», projet de la compagnie Le Fils d'Adrien danse, transforme le Domaine Cataraqui en un lieu vivant de mémoire collective.

Le projet rend hommage aux personnes décédées pendant la pandémie.

Photo : Radio-Canada

Ça sensibilise un peu à l’importance des derniers moments de vie. Parce que la vie, on sait que c’est riche. Mais la mort, c’est un passage qui est souvent négligé. Qui a été négligé pendant la pandémie.

Une citation de Nicole Pedneault, spectatrice
Nicole Pedneault, qui assisté samedi matin à la première prestation dansée de «Mausolée».

Nicole Pedneault a assisté samedi matin à la première prestation dansée de « Mausolée ».

Photo : Radio-Canada

Dimension rituelle

J'étais bouleversée par ce que je voyais et ce que je vivais en tant qu'humaine, lance Caroline Simonis, codirectrice générale et artistique pour la compagnie de danse contemporaine Le fils d'Adrien danse. Elle ressent alors un appel très fort : il faut faire quelque chose, on est dans une crise mondiale, on est dans une crise qui touche à nos conditions de vie et de mort.

Je voyais les gens qui étaient en CHSLD, à l’hôpital, qui n’avaient pas accès à leurs familles, avec les restrictions sanitaires et tout… et qui ne pouvaient pas avoir de rituels, non plus.

Une citation de Caroline Simonis, codirectrice générale et artistique, Le fils d'Adrien danse

La dimension rituelle de la danse pour moi résonnait, poursuit-elle. On est une compagnie de danse contemporaine, mais on explore peu cette dimension-là de la danse, en Occident, malgré le fait que dans plein de communautés dans le monde, c'est encore présent pour accompagner les grands moments humains rituels.

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Quelque chose que la planète au grand complet a vécu

Appuyé par une équipe de médiation et des témoignages de citoyens, ce projet artistique se veut une véritable invitation au recueillement.

Toutes les fins de semaines jusqu’au 7 septembre, «Mausolée», projet de la compagnie Le Fils d'Adrien danse, transforme le Domaine Cataraqui en un lieu vivant de mémoire collective.

Ce sont 16 prestations dansées qui sont prévues d'ici le 7 septembre.

Photo : Radio-Canada

C'est une œuvre qui prend racine dans quelque chose que la planète au grand complet a vécu, fait valoir pour sa part Harold Rhéaume, chorégraphe et codirecteur général et artistique de la compagnie de danse. C'est un sujet qui est sensible, qui demande quand même un doigté, qui demande une finesse dans l'approche.

Pour ces multiples raisons, l’équipe a travaillé avec une anthropologue qui a fait tout son travail autour du deuil. On avait besoin absolument d’établir des protocoles, des façons de faire qui sont respectueuses des gens qu’on allait approcher.

Toutes les fins de semaines jusqu’au 7 septembre, «Mausolée», projet de la compagnie Le Fils d'Adrien danse, transforme le Domaine Cataraqui en un lieu vivant de mémoire collective.

Le spectacle invite au recueillement.

Photo : Radio-Canada

Au total, 15 cellules de personnes endeuillées permettent à Mausolée d’aller au cœur de ce que les gens ont vécu réellement, dit celui qui fait d’ailleurs partie d’un des trois duos de danseurs que comprend le projet. Ils offriront un total de 16 prestations dansées.

Avec les informations d'Alicia Rochevrier

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