Poèmes

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Sounds perfect Wahhhh, I don’t wanna

Au Morts

(5oct.) 1998

Morts, moribonds encore

dans l´esprit mourrant

de ceux que vous hantez

et vous sentent diffuser

hors de sa portée


Ni raison raisonnante, ratifiante, rectifiante

ni passion délirante, déchirante, délaissante

ni foi foisonnante, fortifiante, édifiante


peuvent émuler la sérénité enrageante,


la paix étourdissante

que vous, morts,

martelez sur nos cerveaux

death mort morts muerte

03 Septembre 1998

En toi:

L´eau bleue étoilée de stries

fuyante et profonde crie

dans une langue à moi.


Ce flot indéchiffrable pour ma raison troublée

devient claire poésie pour ma poitrine délurée.


Si ce regard maintenu

s´évade de mes yeux émus

un sombre voile semble caresser

la joie qu´en ces jours je connais.


Or là n´est pas l´essentiel.

D´autres ont chanté l´aperçu de leur ciel

dans les yeux de celle qu´ils croient nommer Elle.


De même as-t-on conté las mil et unes merveilles

du sourire et des plumes inspirées qu´il éveille.


Déjà avant moi parlait-on de bouteilles

Soufflées sur sa ceinture prétendue sans pareille.


et bien que sincère, rien encore de plus banal

que la non correspondance des sensations viscérales…


BANAL, NORMAL, BANAL………….. BANAL?

Pourquoi alors sans mes yeux je sens et je vois

ce sentiment qui s´envole lentement hors de moi

enveloppant le monde d´un violent surcroît.


Il deviens soudain facile d´imaginer

il deviens facile de jurer à jamais…

facile de régner dans un conte de fées.

Saurai-je alors abdiquer payant le prix élevé

d´enfermer ton souvenir pour ensuite l´étouffer?

elle passion amour fées

Soneto a Ofelia

O: letra elegante, discreta, infinita

rueda por la pendiente de mis duras razones

cual gota de rocío tornándolas pasiones

¡O!, sin saberlo, tal cual en mi alma escrita.


O, mirada azul, mi piel empapas mirando

de misteriosa inocencia ajena… perdida.

Tú, imbuida en tu locura no elegida,

bailas por la orilla, el torrente olvidando.


Adorna pues los sauces con sonrisas embriagantes

que brindas al mundo huérfana y sin amantes.

Quién sabe si por el cauce serás arrastrada


mas englutida en tu lago de pasión e histeria

arrullan sus olas tu reflejo de joven hada

que da a mi ser vida… ¡Ahógate! Ofelia.

June 1998

Je ne puis avec ma poésie

contraindre de mes mains le problème que je fuis.

Angoisse au petit feu…

pas même toute la terre jetée bouche ce creux.

creux allongé logé dans l´estomac

qui distrait l´intellect et le coeur qui bat

(voulant s´épanouir dans sa jeunesse finie).


Angoisse! ne pouvant mieux te définir

je conte tes méfaits sur mes premiers désirs.

Mes engrenages du réel huilés par toi elle admire…

Ta silhouette m´aidant ainsi m´attire.


Mais te voyant de face le désespoir s´empare de mon pouvoir de décision

ce n´était donc  qu´une illusion visant la séduction

pour m´enfoncer dans le doute des vaines questions


C´est alors que Sirènes ou femmes shakespeariennes

deviennent antagonistes de ta paisible haine.

S´efface alors lentement leur beauté personnelle…

mes yeux, certes, les voient mais elles ne sont plus pleines

Je ne vois que l´enveloppe, leur intérieur n´est plus le leur.

Je les vois, certes, mais je vois l´extérieur,

leurs entrailles ne sont plus qu´un baume pour ma douleur.

Leur âme m´appartient, je la sent à l´intérieur.

Mi botella

Mi botella,

Mi adorada botella

curvada, esculpida con la medida

de un Dios curvilíneo.


El soplador de vidrio

nunca aspirando aspiró a la forma conseguida.

La magia roja y negra tornó la pasta elástica

para acabar torneando esa línea fantástica.


Sólo sorbiendo las mejillas

y apretando los labios en sensual puchero

se podría emular el instante memorable

en que la cintura se moldeó en espiral interminable

huyendo de tus caderas cual embudo curvo y elegante…

Mi botella.

Mi botella,

Si te llenara de arena,

mis caricias rodarían como en el reloj el tiempo,

desliz interminable por el reloj de arena,

cuyas curvas se recorre sin sentido ni pena.


Postrado ante ti estoy, soplador que insuflaste un lastre

en mi corazón soplando esas curvas que tú, sol, vidriaste.

Leti - Mayo 98

La mémoire de son image

sans semblable dans mon entourage

déchira mon être entre la cage

et la bête intérieure pleine de rage.


Or ayant échappé au tourment existentiel,

sensible à nouveau je retombais sur Elle.


Démontant les articulations de mon monde

je n´ai ni Elle ni les autres, ¡femmes immondes!

Mais je glisse vers l´éternel vide du sceptique

ayant relativisé le regard philosophique.


Dans la mer calme-morte j´accroche la queue de quelque poisson

qui m´entraîne ouvrant des vaguelettes de louable passion.


La mémoire de son essence

sans semblable à ma connaissance

Martèle dans ma conscience la profonde croyance

que je ne pourrais a nouveau fondre sans ressemblance.


Remémorant la douleur passée

je renonce a retrouver ma volonté cassée.


Amour, je décide de te faire le problème essentiel

et pour le résoudre, d´un oeil attendri

je cherche ton regard et ton être en lui.

CAMBIO.

Aquella sirena antes palida pero eterna

tras alzarme es mortal y de tez morena.

Respiro sus suspiros esperando dar y encontrar

interés interesante que permita flotar

en alguna burbuja templada de personalidades mezcladas.


Pero, ¿Sabría este ser de intermitentes tormentos

ser humano fundiendo razón y sentimientos?


Aquel ser místico de guadaña y túnica oscura

me acoge y reconoce si es incierta mi estructura.

Quieto, sin vida y desalmado no sabría querer

pero ya no huyo de eso,  huyo de ti, ¡mujer!

Merodeo por las tumbas por no haber sabido querer.


Mas puedo, sé que puedo, puedo siempre a ti volver,

no como a la muerte que nunca quise ver.

poesía poemes 98
Mon être, inconfortablement logé dans mon corps m'emplit de sensations qui souvent débordent. Mon torse écarté par une force brutale se plie de chaque coté en une spirale. Ma peau percée et tendue par 1000 prolongements enveloppe l'espace, l'espace environnant.
Mars 98

Ophélie

Un O:  lettre élégante, discrète et infinie

roulant dans mes  pensées si dures qu´insoupçonnées

comme une goutte de rosée qui les fait sublimer.

Sa place dans mon esprit est ainsi définie.


L´O. bleue lance un regard qui comme l´eau me trempe

d´une innocence mystérieuse qui flotte hors de moi.

Elle, sautillante dans sa vie d´une folie sans choix

s´approche des eaux grondantes et là bourdonnent ses tempes.


Décore alors les arbres du sourire enivrant

que tu offres au monde n´ayant ni père ni amant!

Qui sait si le torrent osera t´enlever;


mais noyée dans ton monde de passion et folie

ton reflet de fille à jamais dans l´eau figé

donne à mon être sa vie, noie toi Ophélie.