O - Nov 89
A ton Oeil.
Etoile jaune
dans la toile bleu
de mes cieux:
tes yeux.
Etoile jaune
dans la toile noire
de ma mémoire:
te voire
Ton étoile jaune
qui rayonne,
qui foisonne:
mon aumône
A ton Oeil.
Etoile jaune
dans la toile bleu
de mes cieux:
tes yeux.
Etoile jaune
dans la toile noire
de ma mémoire:
te voire
Ton étoile jaune
qui rayonne,
qui foisonne:
mon aumône
(5oct.) 1998
Morts, moribonds encore
dans l´esprit mourrant
de ceux que vous hantez
et vous sentent diffuser
hors de sa portée
Ni raison raisonnante, ratifiante, rectifiante
ni passion délirante, déchirante, délaissante
ni foi foisonnante, fortifiante, édifiante
peuvent émuler la sérénité enrageante,
la paix étourdissante
que vous, morts,
martelez sur nos cerveaux
En toi:
L´eau bleue étoilée de stries
fuyante et profonde crie
dans une langue à moi.
Ce flot indéchiffrable pour ma raison troublée
devient claire poésie pour ma poitrine délurée.
Si ce regard maintenu
s´évade de mes yeux émus
un sombre voile semble caresser
la joie qu´en ces jours je connais.
Or là n´est pas l´essentiel.
D´autres ont chanté l´aperçu de leur ciel
dans les yeux de celle qu´ils croient nommer Elle.
De même as-t-on conté las mil et unes merveilles
du sourire et des plumes inspirées qu´il éveille.
Déjà avant moi parlait-on de bouteilles
Soufflées sur sa ceinture prétendue sans pareille.
et bien que sincère, rien encore de plus banal
que la non correspondance des sensations viscérales…
BANAL, NORMAL, BANAL………….. BANAL?
Pourquoi alors sans mes yeux je sens et je vois
ce sentiment qui s´envole lentement hors de moi
enveloppant le monde d´un violent surcroît.
Il deviens soudain facile d´imaginer
il deviens facile de jurer à jamais…
facile de régner dans un conte de fées.
Saurai-je alors abdiquer payant le prix élevé
d´enfermer ton souvenir pour ensuite l´étouffer?
O:
letra elegante, discreta, infinita
rueda por la pendiente de mis duras razones
cual gota de rocío tornándolas pasiones
¡O!, sin saberlo, tal cual en mi alma escrita.
O, mirada azul, mi piel empapas mirando
de misteriosa inocencia ajena… perdida.
Tú, imbuida en tu locura no elegida,
bailas por la orilla, el torrente olvidando.
Adorna pues los sauces con sonrisas embriagantes
que brindas al mundo huérfana y sin amantes.
Quién sabe si por el cauce serás arrastrada
mas englutida en tu lago de pasión e histeria
arrullan sus olas tu reflejo de joven hada
que da a mi ser vida… ¡Ahógate! Ofelia.
Je ne puis avec ma poésie
contraindre de mes mains le problème que je fuis.
Angoisse au petit feu…
pas même toute la terre jetée bouche ce creux.
creux allongé logé dans l´estomac
qui distrait l´intellect et le coeur qui bat
(voulant s´épanouir dans sa jeunesse finie).
Angoisse! ne pouvant mieux te définir
je conte tes méfaits sur mes premiers désirs.
Mes engrenages du réel huilés par toi elle admire…
Ta silhouette m´aidant ainsi m´attire.
Mais te voyant de face le désespoir s´empare de mon pouvoir de décision
ce n´était donc qu´une illusion visant la séduction
pour m´enfoncer dans le doute des vaines questions
C´est alors que Sirènes ou femmes shakespeariennes
deviennent antagonistes de ta paisible haine.
S´efface alors lentement leur beauté personnelle…
mes yeux, certes, les voient mais elles ne sont plus pleines
Je ne vois que l´enveloppe, leur intérieur n´est plus le leur.
Je les vois, certes, mais je vois l´extérieur,
leurs entrailles ne sont plus qu´un baume pour ma douleur.
Leur âme m´appartient, je la sent à l´intérieur.
Mi
botella,
Mi adorada botella
curvada, esculpida con la medida
de un Dios curvilíneo.
El soplador de vidrio
nunca aspirando aspiró a la forma conseguida.
La magia roja y negra tornó la pasta elástica
para acabar torneando esa línea fantástica.
Sólo sorbiendo las mejillas
y apretando los labios en sensual puchero
se podría emular el instante memorable
en que la cintura se moldeó en espiral interminable
huyendo de tus caderas cual embudo curvo y elegante…
Mi botella.
Mi botella,
Si te llenara de arena,
mis caricias rodarían como en el reloj el tiempo,
desliz interminable por el reloj de arena,
cuyas curvas se recorre sin sentido ni pena.
Postrado ante ti estoy, soplador que insuflaste un lastre
en mi corazón soplando esas curvas que tú, sol, vidriaste.
La mémoire de son image
sans semblable dans mon entourage
déchira mon être entre la cage
et la bête intérieure pleine de rage.
Or ayant échappé au tourment existentiel,
sensible à nouveau je retombais sur Elle.
Démontant les articulations de mon monde
je n´ai ni Elle ni les autres, ¡femmes immondes!
Mais je glisse vers l´éternel vide du sceptique
ayant relativisé le regard philosophique.
Dans la mer calme-morte j´accroche la queue de quelque poisson
qui m´entraîne ouvrant des vaguelettes de louable passion.
La mémoire de son essence
sans semblable à ma connaissance
Martèle dans ma conscience la profonde croyance
que je ne pourrais a nouveau fondre sans ressemblance.
Remémorant la douleur passée
je renonce a retrouver ma volonté cassée.
Amour, je décide de te faire le problème essentiel
et pour le résoudre, d´un oeil attendri
je cherche ton regard et ton être en lui.
Aquella sirena antes palida pero
eterna
tras alzarme es mortal y de tez morena.
Respiro sus suspiros esperando dar y encontrar
interés interesante que permita flotar
en alguna burbuja templada de personalidades mezcladas.
Pero, ¿Sabría este ser de intermitentes tormentos
ser humano fundiendo razón y sentimientos?
Aquel ser místico de guadaña y túnica oscura
me acoge y reconoce si es incierta mi estructura.
Quieto, sin vida y desalmado no sabría querer
pero ya no huyo de eso, huyo de ti, ¡mujer!
Merodeo por las tumbas por no haber sabido querer.
Mas puedo, sé que puedo, puedo siempre a ti volver,
no como a la muerte que nunca quise ver.
Mon être, inconfortablement logé dans mon corps m'emplit de sensations qui souvent débordent. Mon torse écarté par une force brutale se plie de chaque coté en une spirale. Ma peau percée et tendue par 1000 prolongements enveloppe l'espace, l'espace environnant.
Un O: lettre élégante,
discrète et infinie
roulant dans mes pensées si dures qu´insoupçonnées
comme une goutte de rosée qui les fait sublimer.
Sa place dans mon esprit est ainsi définie.
L´O. bleue lance un regard qui comme l´eau me trempe
d´une innocence mystérieuse qui flotte hors de moi.
Elle, sautillante dans sa vie d´une folie sans choix
s´approche des eaux grondantes et là bourdonnent ses tempes.
Décore alors les arbres du sourire enivrant
que tu offres au monde n´ayant ni père ni amant!
Qui sait si le torrent osera t´enlever;
mais noyée dans ton monde de passion et folie
ton reflet de fille à jamais dans l´eau figé
donne à mon être sa vie, noie toi Ophélie.